31.10.2009

Halloween Party

Mesdames, messieurs, à l'heure où je vous écris, il est 20h30 en ce samedi 31 octobre 2009, je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma soirée.
Il y a quelques semaines, on m'avait dit en gros: « ouais, y aura une soirée, là, à V… mais j'en sais pas encore plus, je te redirai si ça t'intéresse » et moi de répondre « oui, oui! », gaiment.
Et puis il y a 2 jours, quelqu'un d'autre: « ouais, y a une soirée, là, avenue de G... mais c'est déguisé, attention! C'est du sérieux! Mais bon, j'en sais pas encore plus, je te redirai si ça te tente » et moi de répondre « oui, oui! », gaiment (en vrai, là, j'ai un peu hésité, vu que j'étais déjà invitée ailleurs, enfin en principe, hein, et que me déguiser, ce n'est pas trop dans mes habitudes).
Mais finalement, oh, deux soirées dans la même soirée, ma foi, c'est Halloween et j'ai une voiture.
Mais voilà, on ne me rappelle pas.
C'était bien la peine de me tendre plein de carottes, hein.
Voilà que je me suis déguisée, moi, pour le coup.
Et même légèrement grimée.
Je suis une fille consciencieuse, que diantre.
Si on me rappelle, j'en repasse une couche et je fais les mains.

Le pitch du « personnage » (oui, c'est « Halloween » alors c'est « pitch ») s'est dessiné ces dernières 24h, quand j'ai eu l'idée de ramasser des feuilles mortes et des roses fanées sur le chemin du Brise Glace. Le pitch, donc : « quelqu'un est allé faire un tour dans les bois et y est resté » (oui, « le chemin du Brise Glace », parce qu'il y a eu des concerts en cette fin de semaine, bref, j'y reviendrai).
J'en suis ma foi assez fière, de ce bricolage de « personnage », surtout du résultat, avec plein de feuilles mortes coincées dans une tresse (je ne m'étais encore jamais fait de tresse de toute ma vie, si, et ça fait bien 5 ans que je n'avais pas mis de vernis à ongle, ça a un peu bavé du coup), du lierre coincé dans la boutonnière de ma vieille chemise trop grande et craquée que je porte absolument sans rien d'autre, vu qu'un esprit, hein, ça voyage léger (enfin j'ai un pantalon, hein, mais pas de pull, pas de sous-pull, rien, absolument rien d'autre, hein, c'est fou, je vais pas vous faire un dessin, moi l'éternelle frileuse je sacrifie mon confort thermique, dirons-nous, pour du « déguisement », c'est fou, je passe une grande soirée).
Donc nous sommes en présence d'une espèce d'esprit des bois moderne, en pantalon de ville. Je prévois aussi des bottes et il y a un manteau sur lequel j'ai cousu quelques feuilles, quelques boutons de roses fanés et même des brins de bruyère maraudés au cimetière hier. Comme ça, avec les roses, on fait même écho, écho, écho à l'url de ce blog, oh, trop fort.
Et oui, il se trouve qu'en prime, j'habite à côté d'un cimetière et qu'encore plus en prime, en revenant des courses, là, ce soir, j'ai trouvé les déchet de la vente des chrysanthèmes. Dans le caniveau, j'ai ramassé une magnifique branche de lys tordue. Enfin du moins je crois que ce sont des lys, ou des fleurs dans le genre, blanches, qui sentent vraiment très bon, j'en ai garni une poche du manteau et je prévois de pouvoir aller me promener avec la tige et les 2 autres fleurs qui en pendouillent encore.
Oui parce que j'ai fait quelques courses, aussi, forcément, quand on est invité quelque part, on amène des trucs, n'est-ce pas. Un peu de bière, un peu de chips, des petits gâteaux pour ceux qui sont branchés sucré et du saucisson.
Je suis gentille, hein.
Et on ne me rappelle pas.
Et je ne vais pas encore téléphoner pour savoir ce qui se passe (déjà l'une des deux personnes n'a même pas de téléphone) vu que j'ai suffisamment signalé et resignalé que oui oui, moi je ne me décommande pas, je ne tiens pas à passer pour une harceleuse non plus, hein, oh et puis crotte quoi.
Ah ça...
Ca m'arrive tout le temps.
On m'oublie.
Une théorie voudrait que je ne sois pas tout à fait « dans » mon corps mais un peu « à côté ». Oui, j'aurais donc la faculté extraordinaire de pouvoir parfois disparaitre dans une dimension parallèle, je suis en léger décalage avec cette réalité, n'est-ce pas, donc c'est normal si vous ne me voyez pas alors que si, je suis bien là à 3 mètres de vous et même pas cachée derrière un pillier. C'est fou. Je suis un caméléon. Je suis bien contente.
Sans parler des tas de trucs qui tombent tout le temps à l'eau. Plouf!
Et si finalement je me retrouve bien conviée à une soirée, celle prévue depuis des semaines et que celle-ci s'avère ne pas être déguisée, hein, qu'est-ce que je fais?
Et si on ne me rappelle pas, des gens vont louper quelque chose, ils seront morfondus! Ah!
Bon, je n'y connais rien en maquillage et j'ai fait ce que j'ai pu avec les fards à paupières que j'avais sous la main. Mais pour du bricolage d'amateur, je suis plutôt contente du résultat.
Et comme ce serait vraiment dommage que ça ne serve à rien, et comme ça m'énerverait aussi, faut bien le dire, j'ai pris des photos, non mais, hein, on va pas se priver (par contre l'éclairage et le mini appareil photo dont je dispose ne permettent pas trop de voir à quel point je suis bleue-grise (pas verte, non non), c'est dommage).

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Et vous savez quoi? En surprime de ouf, oui, « de ouf », carrément, j'en perds mon latin, vous allez même avoir droit à une vidéo!
Parce que depuis que j'ai découvert que Violaine s'est mise aux vidéos, je me sens vachement inspirée.


Halloween Party

Andrée V. | MySpace Vidéo

Et oui j'aime bien Indochine et j'assume : « … je ne me reconnais plus dans les gens, je suis juste un cas désespérant, et comme personne ne viendra me réclamer, je terminerai comme un objet retrouvé... », bon, forcément.
Si elle vous laisse sur votre faim cette vidéo, c'est normal, hein, c'est le thème de la soirée.

Ps: 22h25, je m'occupe hein, et je commence à avoir sommeil, en plus. Je ne suis vraiment pas faite pour les mondanités.

 

30.10.2009

Rouge sang, rouge rubis, rouge à la lie...

Elle apparut dans une mare de sang. Du moins c'est l'impression qu'elle me fit, violente. De la cuisine, d'où elle venait, émanait une lumière vive, des rires, de la fumée et une odeur de brûlé.
« Voilà, on a cramé le rôti! », lança-t-elle à la ronde des convives regroupés au salon, une petite pièce cossue à l'atmosphère feutrée, à l'éclairage tamisé.
Elle était déjà un peu gaie, surtout pour un début de soirée. Sa petite chemise rouge sang s'ajustait parfaitement à sa taille fine, à ses formes menues, sans la coller trop vulgairement de près non plus. L'effet de cette couleur surgissant dans le demi-jour ambré et douillet était d'autant plus saisissant qu'elle y était entrée à grands pas, des pas bottés sous un pantalon de velours noir. Elle était ennuyée, il n'y aurait pas de viande à manger.
Je m'en foutais royalement, tant qu'il y avait du vin.
« Oh bah ça, vu ce qu'il y a à la cave, faudrait pas t'y laisser, tu risquerais de t'y noyer! »
Sur-le-champ, j'exigeais de voir. Enfin, je le demandais tout juste assez poliment, avec tout l'empressement d'un colonel bourré.
On ne me résista pas. J'aurais tiré à vue.
Elle prit un trousseau de clefs et me montra le chemin : « Suivez le guide! ».
Nous passâmes par un corridor plongé dans une obscurité totale où seul le bruit de ses bottes résonnant sur le dallage m'assurait que je n'étais pas seul en plein coma.
Puis nous descendîmes des marches à tâtons car, s'excusa-t-elle, l'ampoule avait grillé le soir même. Décidément.
En bas des marches, elle ouvrit une porte. J'entendis des gonds grincer. Elle alluma un plafonnier qui ne donnait qu'une lumière terne et jaune. J'eus alors une sensation tournoyante, comme un vertige, d'avoir pour compagnie non quelques centaines de bouteilles sagement couchées et poussiéreuses mais une seule, à taille humaine, et même tout juste à ma dimension, là, devant moi, une jolie bouteille de rouge pétillant.
Je ne pus m'empêcher de me l'approprier aussitôt, c'est à dire que je voulu avancer à couvert et faire mine de tituber involontairement vers elle mais que je ne réussis qu'à tituber pour de bon pour me retrouver agrippé à ses hanches, mes yeux vrillés dans les siens, enivrant.


29 octobre, 21h37.

27.10.2009

Mute

Via Elegy, n°61.

26.10.2009

Françoise

Une fois n'est pas coutume

25.10.2009

Sang, temps, dents...

Nous ne tuons pas les bêtes avec des armes, des outils. Nous les tuons avec nos mains, de nos dents. Car nous voulons les manger. Nous les tuons avec notre bouche, de notre faim. Nous les attrapons dans le noir et les portons à nos lèvres, d'où le sang coule. Bêtes juteuses. Les armes, les outils ne sont que des prothèses que nous ne nous attachons qu'un instant, car elles portent la saleté, le sang séché dont nous ne voulons pas, les lambeaux de peaux, les substances louches dont nous ne voulons pas en nous, sur nous. La prothèse ultime étant la barquette en plastique du supermarché. Bien propre, blanche, elle luit sous les néons, aseptisée.
La viande est bonne pour la santé. Tuer est bon pour la santé. Cela fait tourner la roue de la Vie. Il faut bien huiler les roues de cet engrenage.
Le vampire peut saisir un rat et le décapiter de ses dents, recracher la tête plus loin comme un gros pépin de raisin et boire le reste. Les pavés n'en résonneront pas moins de ses pas et sa canne au pommeau d'argent, à tête de lion peut-être, n'en brillera pas moins sous la Lune. Bourbon Street s'engorgera de jazz et de décolletés plongeant. Le fleuve coulera et se déversera dans un autre océan. Les tables resteront bien droites et immobiles.
Je m'amollirai, doucement. Déjà, mes mains se rident, surtout quand je n'y prends garde, dans le froid. L'âge avance, tel un glacier. L'heure sonne, poivre dans le nez.
Je peux me caresser du bout du doigt, la chaire molle et rouge du bout du doigt. Là-dessous, là-dedans le sang palpite, plie, court, sinueux, cours de fleuves et de ruisseaux, l'utérus en marais salant? En rizière? Récolte fière.
Mais le soleil se couche sur des blés sauvages que personne ne vient récolter. Par en-dessous, les mulots creusent et ravinent. L'âge avance, tel un glacier aux veines bleues.
Alors, à nouveau, je regarde ma main. Elle porte encore la couleur du soleil de l'été passé, elle vole et se pose adroitement sur la page, la caresse doucement, y trace quelques entrelacs. Elle se contemple. Le cahier pour toute compagnie, dans le ronron de la chaudière.
Des feuilles mortes flottent dans les airs, comme ce mardi soir où de petites mortes dansaient cours Berriat, dans le vent tiède d'une averse approchante, un tourbillon derrière mes pas.
Il y a des choses qu'on ne peut faire qu'avec du papier et un crayon.
Et un ordinateur.
Autres outils...


Dimanche 25 octobre 2009, 8h.

En guise de notes:
Entretien avec un vampire, c'est toujours aussi bon.
Le prologue d'Ainsi parlait Zarathoustra lu par Michael Lonsdale, c'est vraiment très cool.
La nouvelle note des Délices de l'Age de Fer se lit vraiment bien.

18.10.2009

Gute Nacht

17.10.2009

Ronde païenne

Le chœur des femmes:
Nous sommes des déesses plantées dans vos champs
Nous sommes venues nous installer dans vos champs

    Le chœur des hommes:
    Ce n'est pas très gentil!

Mégalithes imposants et fiers,
Résistant aux vents, au tonnerre,
A vos bataillons, aux typhons
Nous tenons, jamais ne bougeons

    Ce n'est pas très gentil!

Statues, guerrières de pierre, jamais ne frémissons,
Sous les coups nous résonnons, jamais ne fuyons
Polies par maintes ères, jamais ne nous lassons, 

    Ce n'est pas très gentil!

Vous faites tourner vos charrues à nos pieds,
Vous nous devez de tourner à nos jolis pieds

      Ce n'est pas très gentil!

Vous pestez, nous vous sourions,
Vous blasphémez, nous pardonnons,
Vous oubliez, nous nous souvenons,
Vous passez, alors nous restons,

      Ensemble:
    Jamais nous ne faibliront!
    Toujours nous endureront! 

Nous portons votre ciel, vous réglez nos saisons,
Nous la matrice, vos chères petites cailles,
Vous, nos diables complices, fertiles semailles,

      Ensemble:
    Notre ronde endiablée jamais ne nous lassera!
    Notre ronde effrénée jamais ne finira!
    Et rime déri et rime déridéra!

   

11.10.2009

Impassivité

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http://claytoncubitt.tumblr.com/post/207016709

04.10.2009

Bidouille

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L'auto-portrait, c'est rigolo.

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